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A propos

 

Isabelle Roux

 

Isabelle Roux, céramiste, artiste plasticienne.Je désire  vous raconter une histoire, l’histoire d’ évènements et de rencontres de ma vie intimement et indissociablement liés à celle de mon aventure artistique qui a commencée avec  la Terre.

-Chaque pièce ou ensemble de pièces (céramique, peinture..) représente un moment de ma vie dans lequel se lient mon existence et mon rapport au monde.

-C’ est avec le regard des autres que je comprends mieux ce que je fais ( on sait ce qu’on veut faire, mais on ne sait jamais ce qu’on fait). La liberté que je me donne est aussi la liberté que je donne à ceux qui voient.

-Je vous invite à partager mes visions et à exprimer les vôtres à travers ces quelques pages plus ou moins quotidiennes

Isabelle Roux

autobiographie 3

Rapprochement de formes: L'ovale d'un de mes premiers bols et l'ovale du visage de Picasso enfant, autoportrait

Rapprochement de formes:
L’ovale d’un de mes premiers bols et l’ovale du visage de Picasso enfant, autoportrait.
Au mur dans l’atelier

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A l’Atelier, Salles-Argelès, Isabelle roux,
Photo Diane Deriaz
Au mur dans l’atelier.
Isabelle Roux

  Un jour où l’interrogation et l’inquiétude de me trouver loin de tout sans avoir rien construit pour moi ( je ne gagnais pas ma vie) m’atteignait profondément, je comprends soudain que j’ai tout ce qu’il me faut à portée de main : la terre, et que j’ai tout fait pour être là. Je n’y avais pas pensé la veille, je me mets au travail instantanément. Je commence à construire avec la terre. Sans avoir rien appris je connaissais bien la terre pour avoir tant regardé mon mari travailler. Je ne veux pas tourner, j’ai essayé et ce n’est pas mon truc. Je tente un geste , combinaison de plusieurs techniques que j’avais vues, et ça marche ! J’ ai appris  longtemps plus tard que cette technique était une technique coréenne archaique, J’ aimais particulièrement la céramique coréenne…J’ ai 33 ans, je me lance dans l’aventure de la création, je donne beaucoup et la terre me le rend bien. Assez vite, une belle reconnaissance, de passionnantes rencontres, une vie toujours difficile matériellement.  J ‘ai l’occasion de travailler 3 mois au Japon pour faire une exposition avec mon mari ( Galerie Momogusa, Tajimi) et plus tard d’aller travailler seule en Chine pour un musée, celui de Fuping près de Xian, dans la Chine de l’intérieur. Mes premiers voyages… Deux expériences passionnantes qui m’ont appris que j’aimais travailler, créer dans un pays étranger, que cela me permettait de rentrer en relation profonde avec la culture du pays et ses habitants.( à suivre)

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autobiographie 2

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Je commencais sans le savoir vraiment l’aventure de ma vie, qui ne pouvait être pour moi que dans la contemplation et la création. Enfant, j’ai eu une passion pour le piano qui un jour m’a été enlevé. J’ ai fait 4 ans de droit pour me rendre compte que ma vie ne serait pas là. Ce fut la création d’un atelier de poterie à Salles-Argelès ( mon mari avait appris à tourner). J’ étais sans arrêt à l’atelier pour regarder, aider , donner mon avis sur les formes qui s’élaboraient , m’occuper des clients, sans jamais toucher la terre.J’ ai écrit plus tard, « j’ai passé dix ans à regarder tourner la terre ». Je ne savais pas que j’apprenais mon métier. La vie était rude et belle, nous n’avions rien, mais la vie se chargeait de tout. Naissances de Simon, Chloé et Juliette. (à suivre)

www.isabelleroux.fr

 » Les terres d’Isabelle » par F. Coursaget

h: 47cm, L: 63cm

h: 47cm, L: 63cm

Funambule, le travail d’Isabelle Roux maintient ferme l’équilibre fragile entre la perfection
idéale et l’humaine imperfection.Grande puissance de l’élan, mais toujours légère déformation par rapport à la forme
géométrique pure vers laquelle la pièce tend: non pas cercle, mais arrondi mollement
incertain. Non pas cône inversé, mais évasement, presque symétries, faux-plats, courbes
doucement changeantes.Plus l’hésitante régularité des gravures. Flammées à peine.
Pigments délicats soufflés à la pipette, révélés seulement parfois. Vie.
Aucun geste lisible dans le travail d’Isabelle Roux ne semble arrêté. Fugues qui s’élèvent
et continuent à s’élever sous le regard. Incertitude des bords si fins qu’ils semblent fondre
diminuendo. Suite invisible suggérée qui élève le coeur du regardeur.Chant des baleines. Ultrasons que l’on entend pas mais que l’on sent. Dialogue. Invitation
contemporaine, comme on l’a dit, à suivre la ligne, à la poursuivre dans le vide, mais aussi
dialogue avec les voix si lointaines et pourtant parfaitement claires des céramiques
coréennes préhistoriques.

 

Autour et à propos…

michel dieuzade 2 036

H: 48cm, L: 62cm

Autour et à propos de mon histoire avec la terre…

J’ ai le désir de m’exprimer à travers l’idée la plus simple et la plus primitive de la terre : »le contenant ». A partir de cette

michel dieuzade 2 023

h: 27cm, L:38cm

simplicité s’élabore la complexité des désirs :

– La forme, première,sculpturale, qui peut être travaillée jusqu’à devenir une ligne, un dessin

– La gravure : visions, récits fragments de paysage, histoire et profondeur de la vie

– La matière : source d’émotions et de lumière

Un monde se crée sous mes mains ou l’expression poétique tente de trouver sa place