Archives pour la catégorie Autour de la Terre…

les terres d’Isabelle, les terres d’Isabelle (suite), A propos des poteries préhistoriques coréennes, Chen lu village de potiers chine

Exposition au Carmel- Tarbes

photos michel dieuzaide 25 sept 09 025

grès h: 50 cm, l: 50cm

8 Février- 19 Mars 2016IsabelleRouxAuCarmelinvitation.   Vernissage, mercredi 10 février à 18h30

Je suis présente à mon exposition au Carmel à Tarbes au minimum les mardi, jeudi et samedi après-midi, ou sur rv 06 13 27 33 78

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deux peintures, une céramique

peintures sur papier chinois 110m sur 0,75m et céramique 0,80m

 

Les deux peintures que vous voyez sont faites sur papier chinois, papier que j’ai ramené moi-même de mon voyage en Chine. Le format est le format classique des papiers vendus pour la calligraphie. ( 1m40 sur 70cm)  La céramique est un grand format, h: 40cm:L: 70cm une pièce en grès ou les gravures sont faites avec des outils creusant des sillons assez larges par rapport au couteau souvent utilisé.

Leur rapprochement n’est pas anodin. L’une et l’autre sont des expressions  de la nature et des paysages de  montagne qui m’entourent. Les peintures, il s’agit de dyptiques,( faites avec des techniques mixtes dont  porcelaine et acrylique), deviennent d’une matière et d’une épaisseur qui font oublier le papier. Elles  parlent de façon abstraite  de sentiments intérieurs par la forme, les motifs et les couleurs . Elles parlent aussi d’une vision  extérieure de la nature, on peut retrouver certains motifs paysagers ou certains mouvements de la nature . L’intériorité, l’extériorité.

On trouve dans des églises anciennes ou dans des petites chapelles des peintures très anciennes faites à même le bois qui ont un caractère symbolique et descriptif, elles représentent toujours la nature et les animaux ce qui est étonnant dans des églises. ( chapelle de Pietat à St Savin 65400).

Ces préoccupations sont toujours présentes dans mes céramiques. Sur cette pièce de larges feuilles gravées qui représentent à la fois la nature et en même temps le sentiment de la vie et de la mort dans un même geste. L’intérieur de la pièce est noir.

En zoomant sur les détails des peintures et céramique , on comprend mieux ce que je veux dire.

A propos

 

Isabelle Roux

 

Isabelle Roux, céramiste, artiste plasticienne.Je désire  vous raconter une histoire, l’histoire d’ évènements et de rencontres de ma vie intimement et indissociablement liés à celle de mon aventure artistique qui a commencée avec  la Terre.

-Chaque pièce ou ensemble de pièces (céramique, peinture..) représente un moment de ma vie dans lequel se lient mon existence et mon rapport au monde.

-C’ est avec le regard des autres que je comprends mieux ce que je fais ( on sait ce qu’on veut faire, mais on ne sait jamais ce qu’on fait). La liberté que je me donne est aussi la liberté que je donne à ceux qui voient.

-Je vous invite à partager mes visions et à exprimer les vôtres à travers ces quelques pages plus ou moins quotidiennes

Isabelle Roux

A propos des poteries préhistoriques coréennes

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céramiques préhistoriques coréennes

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Céramiques préhistoriques coréennes

Ca se passait au Japon, à Tajimi près de Nagoya, en 2001. J’étais partie pour 3 mois  travailler pour une exposition à la galerie »  Momogusa », on dirait maintenant, en résidence, sauf que ça n’avait rien d’institutionnel. C’était une aventure artistique et amicale, d’une difficulté mais aussi d’une richesse extraordinaire. Lire la suite

 » Les terres d’Isabelle » par F. Coursaget

h: 47cm, L: 63cm

h: 47cm, L: 63cm

Funambule, le travail d’Isabelle Roux maintient ferme l’équilibre fragile entre la perfection
idéale et l’humaine imperfection.Grande puissance de l’élan, mais toujours légère déformation par rapport à la forme
géométrique pure vers laquelle la pièce tend: non pas cercle, mais arrondi mollement
incertain. Non pas cône inversé, mais évasement, presque symétries, faux-plats, courbes
doucement changeantes.Plus l’hésitante régularité des gravures. Flammées à peine.
Pigments délicats soufflés à la pipette, révélés seulement parfois. Vie.
Aucun geste lisible dans le travail d’Isabelle Roux ne semble arrêté. Fugues qui s’élèvent
et continuent à s’élever sous le regard. Incertitude des bords si fins qu’ils semblent fondre
diminuendo. Suite invisible suggérée qui élève le coeur du regardeur.Chant des baleines. Ultrasons que l’on entend pas mais que l’on sent. Dialogue. Invitation
contemporaine, comme on l’a dit, à suivre la ligne, à la poursuivre dans le vide, mais aussi
dialogue avec les voix si lointaines et pourtant parfaitement claires des céramiques
coréennes préhistoriques.

 

« Les terres d’Isabelle » suite

Et dialogue plus sourd avec la nature. Terre. Pièces presque noires au trou profond qui fait
un peu peur. Matrice et mort. Lumière et ombre. Pièces qui vivent dans les herbes. Sous
la glycine, avec le thym. Au bord de l’eau. Au pied des montagnes. Sous la neige. On n’en
finit pas.Conversation encore des pièces entre elles. Air de famille. Grand air. La petite carrée aux
angles pointus dit quelque chose à la grande ronde. La faiblesse de la presque effondrée
informe la plus raide. Les grandes stèles de porcelaine bossues,lacunaires, blanches du
deuil japonais, s’enroulent tant bien que mal sur elles-mêmes, comme pour lécher leurs
plaies, mais se consolent aussi de leur déchirement en s’inclinant légèrement les unes
vers les autres.Forêt d’Ents.
Pour les aventuriers, les céramiques d’Isabelle Roux sont à découvrir comme de nouvelles
terres pleines de secrets.

F. Coursaget
         

terres sous la neige

souches stèles juillet 09 015

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