» Les terres d’Isabelle » par F. Coursaget

h: 47cm, L: 63cm

h: 47cm, L: 63cm

Funambule, le travail d’Isabelle Roux maintient ferme l’équilibre fragile entre la perfection
idéale et l’humaine imperfection.Grande puissance de l’élan, mais toujours légère déformation par rapport à la forme
géométrique pure vers laquelle la pièce tend: non pas cercle, mais arrondi mollement
incertain. Non pas cône inversé, mais évasement, presque symétries, faux-plats, courbes
doucement changeantes.Plus l’hésitante régularité des gravures. Flammées à peine.
Pigments délicats soufflés à la pipette, révélés seulement parfois. Vie.
Aucun geste lisible dans le travail d’Isabelle Roux ne semble arrêté. Fugues qui s’élèvent
et continuent à s’élever sous le regard. Incertitude des bords si fins qu’ils semblent fondre
diminuendo. Suite invisible suggérée qui élève le coeur du regardeur.Chant des baleines. Ultrasons que l’on entend pas mais que l’on sent. Dialogue. Invitation
contemporaine, comme on l’a dit, à suivre la ligne, à la poursuivre dans le vide, mais aussi
dialogue avec les voix si lointaines et pourtant parfaitement claires des céramiques
coréennes préhistoriques.

 

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